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COMPTE RENDU

Green business, comment réinventer un modèle ? 31 mars 2009

 

Edito

Laurence Caramel,
journaliste au Monde, pages Planète

 

nasa

2009 est la grande année du climat. La communauté internationale a rendez-vous à Copenhague en décembre pour nouer un nouveau compromis autour duquel se livrera la bataille contre le réchauffement climatique. Sans attendre cette heure de vérité, l’Europe a déjà pris ses responsabilités en s’engageant à réduire de 20% d’ici 2020 ses émissions de gaz à effet de serre.

 

Les entreprises sont en première ligne. Les groupes industriels depuis plusieurs années déjà doivent se plier à la discipline du marché carbone.Celle-ci va se durcir puisque les quotas d’émissions hier gratuits deviendront pour partie payante. Produire sans polluer, produire sans gaspiller des ressources naturelles que l’on sait comptées dans un monde qui portera trois milliards de personnes supplémentaires d’ici 2050, produire sans menacer davantage la biodiversité planétaire…


Pour qui prend un tant soit peu au sérieux les prévisions de la communauté scientifique, ces nouveaux paradigmes sont devenus incontournables. Bonne nouvelle. La France, au travers du Grenelle de l’environnement, a engagé la première étape d’une mutation vers une économie décarbonée. Un peu partout dans le monde, des initiatives de plus ou moins grande ampleur vont dans le même sens. Aux Etats-Unis, Barack Obama a fait de l’environnement une ses priorités. Mauvaise nouvelle : le monde s’enfonce dans la crise économique la plus grave de l’après guerre. Faillites bancaires, effondrement de l’activité, envolée du chômage…


Au moment d’éteindre l’incendie, les milliards viennent à manquer pour parer à la fois à l’urgence et investir dans un nouveau modèle économique plus respectueux de l’environnement. Relance verte, ce serait certainement le moyen de faire concilier les impératifs de court et de long terme. Des promesses ont été faites. Il est encore trop tôt pour dire si elles seront tenues. Gouvernements et entreprises ont cependant une bonne raison de ne pas sacrifier l’avenir : les citoyens réclament cette transition vers une économie verte. Fin février, un sondage LH2 montrait par exemple que 82% des Français souhaitent que l’Europe place désormais l’écologie à égalité avec l’économie.

(Infographie : Nasa)

Voir aussi sur cette rencontre :

>> Our Green World, l'étude TNS Sofres

Atelier 1 Les raisons du changement annoncé.
Atelier 2 Innover pour produire autrement.
Atelier 3 Management environnemental, l'indispensable transition ?

 

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